Se nourrir de lumière, L’expérience d’un scientifique, Michael Werner et Thomas Stöckli, Editions Aethera, Triades, 2008, ISBN : 978-2915804201

Quatrième de couverture :
Le phénomène est connu depuis longtemps : il a existé et il existe aujourd’hui encore des êtres humains qui sont capables de se passer totalement de nourriture matérielle et de s’alimenter par d’autres moyens. Par curiosité autant que par intérêt scientifique, Michael Werner, docteur en chimie et directeur d’un institut de recherche sur le cancer, a voulu faire cette expérience. Depuis sept ans, il ne mange plus et se sent parfaitement bien. Il continue à travailler normalement. Dans le cadre d’un projet de recherche universitaire, il s’est soumis dix jours durant à un contrôle strict, basé sur des mesures scientifiques, dans une clinique. Ce livre est son témoignage. Son but n’est pas d’inciter ses contemporains à ne plus manger, mais de les aider à changer de manière de penser. En prenant appui sur un cas aussi impressionnant, l’auteur veut d’abord contribuer à ouvrir de nouvelles questions en repoussant les limites de nos modèles actuels de pensée. « L’image matérialiste du monde peut être facilement réfutée. Mais aujourd’hui cela ne suffit plus. On a besoin de la preuve pratique, tout à fait concrète. » (Michael Werner)

Attention :

Ce livre ne donne aucune recommandation pour une quelconque initiation. Ce type d’expérience qui vise à remplacer une alimentation traditionnelle peut avoir de grandes conséquences médicales. Une préparation spéciale est requise. Ce livre n’expose que l’expérience de Michael Werner. Dans son livre, il ne fait aucune propagande pour la nutrition par la lumière. Il invite cependant à penser différemment. En effet, selon Rudolf Steiner, tout matière est de la lumière condensée et l’homme a un corps fait de matière (le corps le plus dense).

Qui est-il ?
Michael Werner, né en 1949 à Braunschweig, en Allemagne, vit dans les environs de Bâle… A été professeur de chimie et de biologie pendant trois ans dans une école Waldorf. Dirige depuis 15 ans un institut actif dans la recherche contre le cancer à Arlesheim, près de Bâle. Il est lié depuis plus de 30 ans à l’anthroposophie de Rudolf Steiner et s’intéresse en outre aux concepts des courants spirituels contemporains…
Depuis janvier 2001, Michael Werner vit sans ingérer de nourriture solide et a également, pendant de longues périodes – jusqu’à présent les tentatives ont pu atteindre 10 jours – totalement renoncé à l’ingestion de liquides… Il se porte très bien, fait de sport et vit en famille tout à fait normalement. Mieux, il déclare avoir moins besoin de sommeil, de se concentrer plus facilement, les perceptions des sens sont accrues, etc.

Préface par Jakob Bösch, docteur en médecine :
Avant même d’avoir atteint ses trente ans, Therese Neumann, née en 1898 à Konnersreuth en Allemagne du Sud, avait cessé de manger et de boire. Elle n’ingérait que « le huitième d’une petite hostie et chaque jour environ 3ml d’eau [pour avaler l’hostie] » et renonça ainsi à la nourriture et aux liquides pendant 35 ans jusqu’à sa mort… Nicolas de Flue (1417-1487), le saint national suisse, souvent appelé frère Nicolas… a quitté à l’âge de 50 ans sa famille et sa ferme et, après une profonde expérience mystique, a vécu jusqu’à sa mort les vingt dernières années suivantes sans manger ni boire… Pour des scientifiques de formation classique, les cas de jeûnes prolongés et en particulier l’absence d’apport liquidien sont encore aujourd’hui vécus comme un scandale et une provocation derrière lesquels ils ne peuvent voir qu’illusion et conduite irresponsable envers sa propre santé…
Les chercheurs actuels en biophysique nous apprennent pourtant que, chez l’homme, les trois quarts des apports et pertes d’énergie se produisent de toute façon par rayonnement électromagnétique et que l’approvisionnement énergétique par la nourriture ne joue donc quantitativement qu’un rôle plutôt secondaire… L’Australienne… Jasmuheen… a… attiré sur elle les foudres de la science… Toute cette agitation devrait toutefois moins être mise en rapport avec le fait que parmi les 10 000 personnes dont on suppose qu’elles ont suivi le processus de nutrition par la lumière, quelques cas mortels sont survenus ; sinon la même indignation devrait prévaloir par exemple vis-à-vis d’un grand nombre de sports à haut risque responsables de nombreux cas mortels et d’une quantité de blessés. Il faut penser aussi que par suite de mauvaise alimentation à cause de l’excès d’aliments ou de boissons, ou à cause de leur mauvaise qualité, les cas mortels sont des dizaines de milliers à des millions de fois plus fréquents, sans pour autant déclencher une agitation pareille…
Le processus de nutrition par la lumière a-t-il une signification sociale ? De nos jours, pratiquement pas ; en tous cas pas dans le sens où Jasmuheen l’espérait, c’est-à-dire que les gens des pays pauvres et sous-alimentés modifient leur budget énergétique et pourraient par-là être moins dépendants de la nourriture. Peut-être cela pourra-t-il être le cas dans un lointain avenir, mais pour les hommes d’aujourd’hui, cela n’a, au mieux, qu’une importance théorique.
De nos jours, il s’agit principalement de renverser les barrières de la pensée scientifique ou de notre façon de penser notre existence. Le changement rapide de conscience sociale que nous sommes en train de vivre forme le contexte dans lequel le phénomène qui est abordé ans ce livre trouve sa place. C’est ainsi qu’il peut contribuer à former une mosaïque ornant la longue route du retour de l’homme vers Dieu, autrement dit, du retour à la connaissance de sa nature fondamentale.