Le zona se manifeste par des éruptions cutanées douloureuses le long d’un nerf ou d’un ganglion nerveux. Le patient peut ressentir aussi des picotements, des fourmillements, des mini-contractions, des migraines, des douleurs articulaires...

Selon Anthony William dans "Medical Medium", il existerait 31 variétés de ce virus. Certaines variétés sont responsables des paralysies de Bell, des ankyloses de l'épaule, des colites, des brulures vaginales, des troubles de l'articulation temporo-mandibulaire, de la maladie de Lyme, et même de certains diagnostics erronés de la sclérose en plaque. A.William affirme que la communauté médicale ignorent encore beaucoup de choses sur ce type de virus. Les éruptions et pustules n'accompagnent pas l'ensemble des zonas mais seulement ceux liés au virus zoster. Sept souches du virus provoquent des éruptions cutanées et huit autres souches n'occasionnent pas ces éruptions. 

La science médicale d'aujourd'hui annonce que ces éruptions surviennent de la réactivation du virus qui cause la varicelle, le virus varicelle zona (VVZ). On pense qu'à la suite d’une varicelle, presque tous les virus sont détruits sauf quelques-uns. Ils restent dormants dans les ganglions nerveux pendant plusieurs années. 

A.William déclare que le virus du zona appartient à la famille de celui de l'herpès et ne provient pas du tout de la réactivation du virus "enfoui" de la varicelle. Le virus se cacherait dans un des organes du patient (souvent le foi), potentiellement pendant des années, ce qui expliquerait pourquoi le système immunitaire ne pourrait le détecter facilement.

Avec l’âge ou lorsqu’on rencontre un moment éprouvant de la vie, surmenage, séparation, seuil, stress important, traitement lourd comme une chimio, le système immunitaire est fragilisé et le virus peut sortir de sa cachette. S'agissant d'un virus de la famille de l'herpès, la mère peut le transmettre à son bébé in utero, il peut se transmettre par transfusion sanguine ou échange de liquides organiques.

Le virus attaque souvent par le bas de la colonne vertébrale. Les sept souches évoquées ci-dessus, libèrent une neurotoxine qui ira se loger sur les nerfs périphériques et dans la peau. C'est elle qui est responsable des démangeaisons, des pustules ou autres irritations. Les huit souches également évoquées ci-dessus, libèrent une neurotoxine qui ira se loger sur des nerfs plus importants. Il ne faut donc pas prendre d'immunodépresseurs au risque de s'affaiblir encore plus et de favoriser l'expansion du virus. 

Une réaction inflammatoire s’installe alors dans les ganglions et dans les nerfs, causant l’apparition de vésicules disposées en grappes sur la peau.

Certaines formes de zona touchent le thorax ou le visage. D'autres formes ciblent d'autres parties du corps, bras, pieds, vagin... Toujours selon A.William, le virus du zona serait responsable de la quasi totalité des cas de colite.

On peut mettre 3 semaines à 18 mois pour guérir de ces différentes formes de zona. 

Concernant le zona "classique" provoquant des éruptions dans une zone comprise entre la poitrine et les pieds, il peut durer 3 semaines. La plupart du temps, une seule crise de zona survient. Toutefois, il arrive que le virus se réactive à plusieurs reprises. Cela se produit chez 1% des personnes atteintes.

Parfois, la douleur causée par le zona persiste pendant des mois ou même des années après la guérison de l’éruption : le corps médical nomme cette douleur névralgie ou douleur post-zostérienne. Les personnes qui en souffrent disent ressentir de véritables « décharges électriques ». La chaleur, le froid, le simple frottement d’un vêtement sur la peau ou le souffle du vent peuvent devenir insupportables.

Le liquide à l’intérieur des vésicules rouges qui se forment durant une crise de zona contient plusieurs particules du virus. Ce liquide est donc très contagieux. Pour pénétrer dans l’organisme, le virus doit entrer en contact avec une muqueuse. Il peut infecter quelqu’un qui se frotte les yeux, la bouche ou le nez, par exemple, avec une main contaminée.

La personne atteinte de zona "classique" éprouve une sensation de brûlure, des picotements ou une sensibilité accrue sur une zone de la peau le long d’un nerf, généralement sur un seul côté du corps. S’il survient sur le thorax, le zona peut créer un tracé plus ou moins horizontal qui évoque la forme d’une hémi-ceinture (en latin, zona signifie ceinture). De 1 à 3 jours plus tard, une rougeur diffuse apparaît sur cette région de la peau. Puis, plusieurs vésicules rouges remplies de liquide et ressemblant aux boutons de la varicelle font éruption. Ils provoquent des démangeaisons, se dessèchent en 7 à 10 jours, et disparaissent souvent au bout de 2 à 3 semaines, parfois un peu plus.

Zona en coupe

Pour empêcher l'activation du virus, le mieux est l'action préventive qui consiste à renforcer son système immunitaire grâce à un régime alimentaire sain, à la pratique régulière d’une activité physique et à des périodes de repos suffisantes.

Une fois le virus actif, il faut consommer certaines aliments, plantes ou compléments alimentaires décrits sur cette page pour lutter de façon naturelle contre toutes les formes de zona.

Sur le plan symbolique, selon le Jaques Martel, le zona se manifeste unilatéralement et en bande suivant le trajet d’un nerf. Les nerfs sont nos moyens de communication intérieure. La douleur que provoque cette éruption indique une brisure de communication dans la région affectée. Le zona brule comme un feu (peut-être lié à une colère résultant de critiques ou de peur). Je me sens agressé et je vis une profonde amertume. Une situation ou une personne m’a blessé provoquant de la tension alors que le corps réclame de l’attention. La douleur me rappelle un contact non voulu, une obligation de me soumettre à une autorité quelconque. Je vis une insécurité intérieure. Je retiens mes énergies créatrices. C’est une partie de moi que je refuse de voir. Je veux fuir mon côté sombre. L’éruption que le vis me fait prendre conscience que le vis une réaction émotionnelle intense face çà quelqu’un ou quelque chose qui me provoque un stress excessif et qui rend mes prises de décision difficiles.

Voici quelques approches de traitements :


Phytothérapie :

La Commission E allemande reconnaît les propriétés thérapeutiques de l’huile essentielle de menthe poivrée (Mentha x piperita) en usage externe dans le soulagement de la névralgie. Dans une étude de cas, une patiente de 76 ans qui n’avait pu être soulagée par aucun traitement a vu sa douleur post-zona atténuée de façon durable grâce à l’application d’une huile essentielle contenant 10 % de menthol. Frictionner la partie atteinte à l’aide de l’une des préparations suivantes :
- 2 ou 3 gouttes d’huile essentielle (HE), pures ou diluées dans une huile végétale;
- une crème, une huile ou un onguent contenant de 5 % à 20 % d’HE;
- une teinture contenant de 5 % à 10 % d’HE.

Une autre approche est le niaouli. Si on ne dispose que de cette HE, appliquer 2 gouttes directement sur la zone douloureuse. Renouvelez 4 à 6 fois par jour.

Une autre formule plus complexe :

  • HV millepertuis : 10 gouttes
  • HE niaouli : 4 gouttes
  • HE menthe poivrée : 2 gouttes
  • HE ravintsara : 2 gouttes
  • HE lavande aspic : 2 gouttes

A appliquer localement sur le trajet nerveux atteint 6 fois par jour (sans trop frotter la peau)

Homéopathie :

  • Arsenicum Album 5CH
  • Ranunculus Bulbosus 5CH
  • Rhus Toxicodentron 5CH

2 ou 3 granules de chaque en alternance trois fois par jour pendant trois semaines.

Une approche plus fine est donnée ci-dessous. 

Symptômes Médicament Posologie

Dès que les vésicules et les douleurs apparaissent
Vaccinotoxinum 9CH associé à Rhus toxicodendron 5CH 1 dose 3 jours de suite et le Rhus en
2 granules 3 fois par jour
Les vésicules renferment un liquide un peu visqueux Mezereum 5CH 2 granules 3 fois par jour
Les vésicules sont grosses et brulantes Cantharis 5CH 2 granules 3 fois par jour
Zona intercostal Ranunculus bulbosus 5CH 2 granules 3 fois par jour
Douleurs intercostales irradiant vers les membres Kalmia latifolia 5CH 2 granules 3 fois par jour
Œdèmes améliorés par le frais Apis mellifica 5CH 2 granules 3 fois par jour
Œdèmes améliorés par la chaleur locale et aggravés entre 1H et 3H du matin Arsenicum album 5CH 2 granules 3 fois par jour
Douleurs post-zostériennes aggravées la nuit et améliorées par la chaleur locale Arsenicum album 9CH  2 granules le soir au coucher
Le zona conduit à la dépression Gelsemium 9CH 2 granules 3 fois par jour
En fin d’éruption pour éviter les douleurs post-zostériennes Sulfur iodatum 9CH 1 dose

 

Magnétisme :

On va traiter « le feu », calmer « l’émotionnel », puis tonifier le système lymphatique, thymus, rate… Optionnellement, on peut utiliser la "prière du feu" selon les références culturelles. 

Acupuncture :

Le traitement sera différent selon qu'on soit en période d'éruption ou qu'on soit sur des douleurs persistantes après le zona. 

Durant l'éruption : Pour les douleurs qui persistent :
GI4 (à l'intersection du pouce et de l'index) GI4
IG3 (dans la main, à l'extrémité de la ligne principale) IG3
F5 (à mi-chemin entre la cheville et le genou, près du tibia, face interne) TR5 (sur la face externe du poignet, à 2 doigts du pli)
RP6 (à 3 CUNS au-dessus de la cheville, face interne) RP6
RN7 (à 1 doigt au-dessus de la cheville, face interne) VB34
VB34 (sous la rotule, vers l'extérieur) V60
V60 (derrière la cheville, côté externe)  

 

Vous pouvez également consulter une page du Dr Luc Bodin sur le sujet.