Extrait du livre « Medical Medium » de Anthony William.
 
Les vrais problèmes de thyroïde semblent relativement récents. Les premières apparitions apparaissent à la fin du XIXe siècle avec la révolution industrielle. Jusque-là, les goitres étaient très rares et provenaient de carences nutritionnelles (iode, zinc) ou de contamination par des métaux toxiques comme le mercure.
 
Quand les nouvelles industries se mirent à déverser des métaux lourds dans les cours d'eau et les lacs, et que les usines se mirent à émettre des gaz délétères inconnus du corps humain, les thyroïdes furent durement touchées. En raison de leur exposition à de plus en plus d'éléments toxiques, les cas de goitres se multiplièrent.
 
De nos jours, les industriels délestent nos céréales, nos fruits et nos légumes de leurs nutriments et emballent nos aliments dans des boîtes de conserve contenant du plomb, le métal idéal pour fabriquer un goitre. Carencés, les consommateurs y étaient d'autant plus vulnérables.
 
En cas de souffrance de la thyroïde, l'organisme a tendance à réagir de manière excessive et du liquide s'accumule autour de cette glande, ce qui explique en partie la présence d'un goitre.
 
Au XXe siècle, avec l'arrivée en masse des virus, les femmes commencèrent à présenter des symptômes thyroïdiens bien différents des goitres. De nos jours, on qualifie ce type d'affection de « thyroïdite », autrement dit d'inflammation de la thyroïde. On parle fréquemment aux patients de maladie de Hashimoto et d'hypothyroïdie, deux maladies mystères.
 
Une autre vague de problèmes thyroïdiens est en train de nous submerger. Des dizaines de millions de gens, surtout des femmes, ne savent même pas qu'ils en souffrent alors même qu'ils n'arrivent plus à vivre normalement. Les patients chez qui l'on soupçonne une thyroïde défectueuse se voient prescrire des médicaments à base de thyroïde synthétique ou séchée d'origine animale et, quand cela ne suffit pas à soulager leurs symptômes, des traitements à l'iode radioactif destinés à détruire la coupable.
 
La thyroïde est une petite glande endocrine située dans le cou, importante pour votre santé. En effet, elle régule votre métabolisme et affecte chaque cellule de votre corps. Quand la thyroïde produit beaucoup d'hormones, elle indique aux cellules qu'elles doivent convertir du glucose en énergie destinée à la reproduction, à la réparation et à l'activité. Quand cette sécrétion hormonale ralentit, il est temps de cesser provisoirement le processus de transformation du glucose. Ainsi, l'organisme fonctionne de manière régulière. Avec le temps, toutefois, les baisses de production hormonale donnent lieu à des sortes de « pannes » dues au fait cellules ne reçoivent pas les instructions nécessaires pour se recharger en énergie. Tant que votre thyroïde fonctionne bien, vous aussi. Un léger manque d'huile dans les rouages, et votre santé s'effondre dans de multiples domaines.

L'hypothyroïdisme correspond à une sous-production d'hormones thyroïdiennes (une thyroïdite débutante, peu sévère). L'hypothyroïdie et la maladie de Hashimoto n'ont rien à voir avec les goitres d'autrefois, dus à une carence en iode et à l'accumulation de toxines dans la thyroïde. De plus, ces appellations n'expliquent pas les divers symptômes présents (fatigue, palpitations cardiaques, bouffées de chaleur confusion mentale, prise de poids, etc.).
 
Les communautés médicales pensent que la maladie de Hashirnoto vient d'un dérèglement du système immunitaire, qui se retourne contre les cellules de la thyroïde. En réalité notre système immunitaire ne se trompe pas d'ennemi.

Anthony William annonce que plus de 95 % des problèmes de thyroïde actuels, y compris la maladie de Hashimoto, sont dus à des infections virales (les 5 % restants étant causés par des radiations). Le coupable est le virus d'Esptein-Barr (EBV). A l'issue d'une longue période d'incubation (généralement dans le foie), l'EVB migre dans la thyroïde et s'installe dans ses tissus. Avec le temps, la charge virale affaiblit la thyroïde, dont l'efficacité diminue. De plus, I'EBV y suscite également une réaction inflammatoire (hypothyroïdie ou maladie de Hashimoto). Votre corps n'est en aucun cas en train de vous trahir. En fait, votre système immunitaire se bat contre un envahisseur bien réel, faisant de son mieux pour vous protéger.  
 
Victimes d'une confusion très répandue, les patients pensent que les médicaments s'attaquent aux sources de la maladie alors qu'ils ne traitent pas la thyroïde en elle-même. En effet, ils se contentent d'augmenter le taux d'hormones dans le système sanguin dans l'espoir de remplacer celles que l'organisme ne produit pas. Ce que l'on ne dit pas, c'est qu'il s'agit de stéroïdes légers, qui perturbent la fonction immunitaire.

Si vous prenez des médicaments pour la thyroïde et qu'ils vous font du bien, tant mieux. Ils font plus ou moins office de « rustine » face à une importante charge virale. Ce n'est que l'aspect stéroïde du médicament qui soulage vaguement des infections sans gravité amenant un léger mieux. Si toutefois vous ne vous sentez aucunement soulagé, vous comprenez maintenant qu'il est logique d'en avoir assez.

Si vous soupçonnez un problème de thyroïde, sans réelle certitude, demandez à votre médecin d'effectuer un dosage d'hormones thyroïdiennes, en particulier la TSH, les T3, les T4 et les anticorps antithyroïdiens. Bien qu'ils ne soient pas parfaits, ces tests constituent aujourd'hui la référence absolue.
Enfin, sachez bien que vous pouvez tout à fait souffrir de problèmes de thyroïde bien que vos dosages soient normaux. Nombreux sont les gens dans ce cas, surtout des femmes, à présenter les symptômes d'une légère hypothyroïdie. Il faut parfois des mois, voire des années pour qu'une affection se développe suffisamment pour être détectable. De plus, les fourchettes utilisées par les laboratoires, trop larges, laissent passer les dérèglements légers entre les mailles du filet.
 
Les conseils qui suivent vous aideront à protéger et à soigner votre thyroïde malade, et à renforcer les glandes endocrines qui l'assistent :
 
Comment soigner ses problèmes de thyroïde :
 
Anthony William propose des aliments, des plantes et des compléments alimentaires susceptibles de soigner une thyroïde endommagée, de renforcer les autres glandes endocrines (surrénales, hypophyse, pancréas, etc.), et de faire baisser la charge virale de la thyroïde.
 
Les aliments « goitrogènes» : La nouvelle mode est de diaboliser certains légumes (chou-fleur, chou frisé, brocolis, chou vert. La rumeur voudrait qu'ils contiennent des substances « goitrogènes» (favorisant l'apparition de goitres). N'en croyez rien 1. Ces éléments « goitrogènes» ne sont pas assez concentrés pour vous faire le moindre mal. Il vous faudrait absorber 50 kilos de brocoli par jour pour atteindre le seuil toxique. N'hésitez donc pas à consommer avec plaisir vos crucifères favoris car ils participent au bon fonctionnement de votre thyroïde.
 
Les aliments qui guérissent : Les aliments les plus intéressants pour la thyroïde sont les algues, les myrtilles sauvages, la coriandre, l'ail, les graines de chanvre, l'huile de noix de coco, les noix du Brésil et les airelles. De façon variable, elles tuent les cellules d'EBV, fournissent des micronutriments, réparent les tissus thyroïdiens abîmés, limitent le développement des nodules, chassent les métaux lourds et les déchets viraux, et stimulent la production d'hormones thyroïdiennes.
 
Les plantes et compléments alimentaires qui guérissent :
  • Le zinc : Il tue les cellules d'EBV, renforce la thyroïde et participe à la protection du système endocrinien.
  • La spiruline : Elle fournit des nutriments indispensables à la thyroïde.
  • Le fucus : Il fournit de l'iode facile à assimiler ainsi que des oligo-éléments.
  • Le chrome : Il régule le système endocrinien.
  • La L-Tyrosine : Elle stimule la production d'hormones thyroïdiennes.
  • L'ashwagandha : Il stimule la thyroïde et les surrénales, et régule le système endocrinien.
  • La réglisse : Elle tue les cellules d'EBV présentes dans la thyroïde et soutient les surrénales.
  • L'éleuthérocoque (ou ginseng sibérien) : Elle soutient les surrénales et régule le système endocrinien.
  • La mélisse : Elle tue les cellules d'EBV présentes dans la thyroïde et ralentit le développement des nodules.
  • Le manganèse : Il est indispensable à la production de T3.
  • Le sélénium : Il stimule la production de T4.
  • La vitamine D3 : Elle régule la fonction immunitaire.
  • Les vitamines du groupe B : Elles sont indispensables à la fonction endocrinienne.
  • Le magnésium : Il stabilise le taux de T3.
  • L'EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque) : Ces deux acides gras oméga-3 fortifient les fonctions nerveuse et endocrinienne. Surtout, choisissez-les de source végétale et non animale.
  • Le Bacopa monnieri : Il stimule la production d’hormones thyroïdiennes et favorise la conversion de T4 en T3.
  • Le rubidium : Il régule la production d’hormones thyroïdiennes.
  • Le cuivre : Il tue les cellules d’EBV et optimise l’efficacité de l’iode